Bénin PODCAST Société

Absence de création d’emplois pour la jeunesse : cause du taux élevé de la mortalité et de délinquance selon l’ONG Bénin Diaspora Assistance

  • février 23, 2024
  • 5 min read
Absence de création d’emplois pour la jeunesse : cause du taux élevé de la mortalité et de délinquance selon l’ONG Bénin Diaspora Assistance

L’ONG Bénin Diaspora Assistance a mentionné dans son rapport de février 2024 que l’absence de création d’emplois pour la jeunesse constitue un mal qui a de graves conséquences sur la jeunesse en particulier et sur le peuple en général. Au chapitre 5 de son rapport, l’ONG a fait un état des lieux de l’absence de création d’emplois pour la jeunesse et ses conséquences au Bénin et dans d’autres Africains. ‹‹Depuis leurs pseudos gouvernances démocratiques de développement, les gouvernants ont réussi en tout, quatre paris : tripler le taux de mortalité; imposer à la jeunesse de leurs pays le choix entre la prostitution, l’arnaque et le départ en exil; ériger l’injustice en règle et faire des licenciements massifs et abusifs sur des pseudos réformes››. C’est le constat fait par l’ONG Bénin Diaspora Assistance lors de sa mission humanitaire dans les pays africains. Selon le rapport de l’ONG, les dirigeants ne créent pas d’emplois pour la jeunesse. Une situation qui aggrave le mieux-être des populations. Le rapport indique que ces gouvernants sont devenus propriétaires de plusieurs biens publics sans malheureusement réussir à promouvoir la politique de l’emploi. De ce fait, il résulte que dans ces pays, les AVC sont devenus la première cause de décès public comme en Côte d’Ivoire et au Bénin. A cela s’ajoute le trafic d’êtres humains notamment au Bénin. En effet, au cours de sa tournée de contrôle technique sur la corruption transfrontalière au sein de la CEDEAO, la délégation de l’ONG Bénin Diaspora Assistance a constaté la présence d’un impressionnant nombre d’enfants mineurs d’origine béninoise dans plusieurs pays de la CEDEAO, seuls sans leurs parents, dormant sur des chantiers abandonnés ou dans des maisons en matériaux précaires, ou parfois même en pleine brousse et qui ont d’énormes difficultés pour manger à leur faim au quotidien et très mal habillés. La majorité de ces mineurs sont sans pièces d’identité béninoise, et c’est donc grâce aux échanges en langues locales du Bénin que leur origine est déterminée. ‹‹Après enquêtes et auditions de ces enfants par nos membres ou nos représentants dans ces pays, nous arrivons à la triste conclusion qu’il y a un grand réseau de trafic d’êtres humains au Bénin. Cet état des choses relève de la responsabilité des ministres dont nous avons parlé plus haut et dont les réformes ont aggravé cette traite en raison de la misère ambiante et galopante qu’a entraîné un certain nombre de réformes au détriment des intérêts de la population.», peut-on lire dans le rapport de l’ONG Bénin Diaspora Assistance. Le rapport a également mentionné que 97% des jeunes de 18 à 28 ans, diplômés sortis des universités, exercent des métiers précaires et informels. Pour preuve, certains ont dû quitter le Bénin payer conduire taxi moto à Lomé au Togo puisqu’ayant la honte de le faire au Bénin. Les enfants victimes d’exploitation sont généralement orphelins ou venant des familles les plus démunies du Bénin. La première cause liée au décès de leurs parents est majoritairement relative aux maladies que l’État refuse de prendre en charge (cancer, insuffisances rénales ou maladies à mortalité élevée que le pauvre citoyen lambda ne peut payer en plus les affections à longue durée). D’autres parents sont décédés d’AVC, la première cause de décès au Bénin, par suite du licenciement effectué par l’État béninois au sein de plusieurs structures telles que la SONAPRA, la SONACOP, les CARDER et autres sociétés d’États. La deuxième cause est liée aux difficultés alimentaires chroniques des nouveaux tuteurs après le décès des parents biologiques, car ces derniers aussi ayant perdu leurs emplois ou leur lieux d’activités personnelles étant détruits, pour des raisons de modernisation de l’habitat sans aucune autre proposition du pouvoir et ne pouvant pas subvenir à leurs besoins élémentaires, ils confient les enfants à ceux qui font ces trafics tout en ignorant les conséquences, pensant ainsi leur trouver de meilleures conditions de vies et leur garantir au moins un repas par jour. Le rapport a noté que ‹‹certains parents licenciés de leurs entreprises y vont aussi, toujours pour fuir la honte. D’autres gèrent les cabines téléphoniques pendant que les plus paresseux se lancent dans la cybercriminalité. D’autres décident d’aller en aventure, d’autres encore tombent dans les manipulations du réseau QNET qui les exploite au Ghana, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Niger ou au Burkina. Certains parmi eux nous ont fait des témoignages pour nous expliquer comment ils ont dû traîner ces derniers devant les tribunaux. Parmi Les jeunes Béninois qui ne veulent pas faire de l’arnaque ou prendre la mer, d’autres sont souvent victimes des cadres de l’administration, des commerçants, des banquiers, des pervers de toutes religions confondues, des touristes sexuels qui viennent les consommer sur place dans leurs pays en échange de quoi survivre ››.

L’ONG Bénin Diaspora Assistance recommande aux gouvernants de mettre en place des plateformes de recensement accompagnées des numéros d’identification personnels ou de tout autre document pouvant permettre de pouvoir identifier les chômeurs afin que dans chaque pays, tout chômeur puisse s’y inscrire. Cela mettra fin aux économies de vérité que font plusieurs gouvernements de la sous-région pour camoufler leur carence et les échecs dont ils sont aujourd’hui responsables.

Casimir E. OKE

 4,315 total views,  1 views today

About Author

Samuel HOUNDJO

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  • https://www.radioking.com/play/crystal-news