26 February 2024
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Attaque terroriste de Monsey : des policiers injustement déclarés déserteurs se voient couper le salaire

  • juin 27, 2022
  • 3 min read
Attaque terroriste de Monsey : des policiers injustement déclarés déserteurs se voient couper le salaire

Ils étaient victimes d’attaque terroriste dans la nuit du 25 au 26 avril 2022, les voilà à présent victimes de leur propre hiérarchie, la hiérarchie policière. Ce sont près d’une dizaine de policiers en service à Monsey. Déclarés déserteurs, ils se sont vu couper le salaire alors qu’ils sont bel et bien à leurs postes.

Ils sont précisément au nombre de 8, les agents de police concernés par cette situation. Ils étaient en service soit au commissariat de Monsey, soit à l’unité spécial de Monsey. Contre toute attente, le 11 mai 2022, un message radio téléphoné porté les déclarent déserteurs et recherchés. Pourtant ils sont bel et bien restés à leurs postes et la hiérarchie policière le sait. Pour preuve, dès les premiers jours de l’attaque, trois différentes commissions se sont portées sur le terrain avec pour entre autres missions le contrôle de présence au poste. La première commission dirigée par le directeur départemental de la police républicaine est allée à Monsey le 26 avril 2022. La deuxième y est allée les 28 et 29 avril 2022. Elle était conduite par le directeur chargé des unités spéciales et celui chargé des unités territoriales. Le 1er mai 2022, une autre commission est également allée sur le terrain. C’est seulement après ces différentes commissions que certains agents sont partis se soigner avec bien entendu la permission de leurs responsables d’unité. Ils ont d’ailleurs régulièrement gardé contact avec ces derniers qu’ils informaient au fur et à mesure des évolutions. Depuis, ils sont régulièrement retournés au poste. La même hiérarchie policière se rendant compte de son erreur s’est reprise à travers un autre message radio téléphoné porté de cessation de recherche en date du 07 juin 2022. Ce dernier message indique que ces agents ont repris service depuis le 03 mai. Pourtant, c’est le 11 mai que la police lance leur avis de recherche. Ce message de cessation de recherche n’a pourtant pas eu son effet puisque aucun des 08 agents de police n’a eu son salaire du mois de juin. Une situation qui porte davantage un coup au moral des policiers en service dans ces zones en proie au djihadisme. Ces derniers, pour les mêmes risques étaient déjà obligés de se contenter de leurs salaires alors que les militaires venus en renfort sont payés en plus de leurs salaires 7 mille francs CFA par jour comme prime de mission. Une discrimination que vient accentuer cette suspension anormale de paiement de salaire.
Sans doute, la lutte contre le terrorisme passe également par la capacité à éviter ces genres de problème. Ou la hiérarchie de la police républicaine ou le ministre de l’intérieur doivent pouvoir prendre leurs responsabilités.

Virgile AHOUANSÉ

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ghislain

1 Commentaire

  • Souhaitons que leur situation salariale soit vite régularisée.
    La question des frais mission mérite quelques éclaircissements…
    L’agent de l’état qui est en fonction à son propre poste d’affectation ne peut pas y être en MISSION.
    Par contre celui qui a quitté son poste pour aller travailler au niveau d’un poste que le sien est lui en mission et peut bénéficier de frais de mission.
    Toutefois l’agent au niveau de son propre poste peut toutefois bénéficier des primes si c’est prévu.
    Point final

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