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Au Mali, enfin la fin des sanctions économiques

Ecrit par Sur 4 octobre 2020

Sous la pression des pays ouest-africains, la junte au pouvoir depuis le coup d’État du 18 août a accepté de restreindre les attributions du nouveau vice-président de la transition. L’enjeu : que les sanctions économiques imposées au pays soient levées au plus vite.

Il y a un mois et demi, alors qu’ils contraignaient Ibrahim Boubacar Keïta à démissionner de la présidence du Mali, les putschistes étaient acclamés dans les rues de Bamako. Mais désormais, les pensionnaires du camp militaire de Kati peuvent à leur tour entendre la grogne des Maliens. Alors que l’embargo économique imposé par la Cédéao (Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest) pèse en effet durement sur les ménages, l’opinion publique est de plus en plus mécontente.

Avait-elle encore le choix ? “La junte a en tout cas fini par céder” face à “la pression et la ténacité des chefs d’État de la Cédéao”, écrit Aujourd’hui au Faso. La charte de la transition qui régira le pays pendant ces 18 prochains mois a circonscrit le poste de vice-président. Dans l’article 7, elle reformule que “le président de la Transition est secondé par un vice-président. Le vice-président est chargé des questions de défense et de sécurité”, souligne le Journal du Mali.

C’était le bras de fer principal de ces derniers jours. Les militaires avaient auparavant prévu que le numéro deux de l’État puisse assurer l’intérim du président en cas de défaillance ou d’empêchement de celui-ci, alors même que le poste de vice-président est occupé par le chef de la junte, Assimi Goïta. Une disposition qui “donnait des insomnies à la Cédéao, qui craignait que la junte ne s’en serve pour refaire main basse sur une transition dans laquelle, elle joue déjà un rôle prééminent”.

La méfiance à l’encontre des militaires est de mise, alors que les organisations internationales exigeaient qu’ils se tiennent à l’écart de la conduite du pays. “Assimi Goïta outrepasse-t-il ses missions ?”, s’interroge Le Serment du Mali. Beaucoup se demandent si son ambition n’est pas de prendre le contrôler les actions du nouveau président de la transition, Bah N’Daw. “Certains observateurs ne digèrent pas le fait que le vice-président assiste aux audiences du président de la transition”, souligne le journal. “Que manigance-t-il ?

La junte au pouvoir s’illustre par ses jeux troubles”, poursuit Info Matin qui fait part de l’impatience des Maliens :

Bientôt deux mois donc, après le coup d’État qui a chassé le président Ibrahim Boubacar Keita du pouvoir, c’est toujours le statu quo à Bamako : pas de gouvernement, les 2/3 du pays échappent toujours au contrôle des autorités, l’insécurité urbaine est à son comble et le pays demeure sous embargo de l’organisation communautaire de la Cédéao. C’est un véritable coup dur pour les finances publiques et le panier de la ménagère.”


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