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BILLET ECO DU 19 NOV

Billet économique du 19 novembre

La route du développement passe par le développement de la route dit un adage. Et ceci, Patrice Talon le président de la République du Bénin l’a peut-être priorisé au cours de son quinquennat qui s’achève dans quelques mois. Alors qu’il prenait les rênes du Bénin en 2016, le successeur du président Boni Yayi s’est beaucoup investi dans la construction des infrastructures routières. Il l’avait d’ailleurs annoncé dans l’une de ses adresses à la nation, que les travaux d’asphaltage démarreront simultanément dans les 77 communes du Bénin. Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest en passant par le centre du Bénin, beaucoup de chantiers sont ouverts sur plusieurs axes routiers. Les fortunes au niveau des communes sont diverses et variées. Si certaines se plaignent de n’avoir pas assez reçu, d’autres aujourd’hui ont connu une nouvelle visibilité et sont désormais ouvertes sur le reste du monde. Ce qui certainement va être un point de départ de leur développement. Car sans la route, les jumelages ne seraient vraiment pas possibles. La route, c’est donc un élément majeur dans le processus de développement d’une localité. Ceci, les présidents qui se sont succédés à la tête de notre pays l’ont compris en introduisant dans les différents budgets de l’Etat, tout un programme y afférent. Depuis les indépendances en 1960 à la démocratie en 1990, en passant par la période révolutionnaire, des kilomètres de routes ont été construits. Les attentes de ce peuple ne pouvant jamais être comblées par un seul chef de l’Etat. Au fur et à mesure que certains passent et se vantent d’avoir réussi où l’inverse, les besoins des populations se font toujours grands. Car l’homme est éternel insatisfait. Des milliards de nos francs sont souvent engloutis dans les infrastructures routières et parfois, des routes de mauvaises qualités sont livrées à la consommation. Peu de temps après, on assiste impuissant à leurs dégradations. Et l’on se pose la question de savoir où sont passées les ressources du contribuable englouties dans la réalisation. Si de tout temps la question de la qualité des infrastructures routières réalisées se pose, il faut être honnête pour reconnaitre qu’aujourd’hui, beaucoup de soins sont mis dans les travaux de route. De sorte qu’on a l’impression qu’après une dizaine d’années, ces infrastructures réalisées sous la rupture qu’incarne le président Patrice TALON, resteront intactes. J’ai pour preuve l’épaisseur de certaines routes. Si dans cette épaisseur, il n’y a pas de duperie, loin d’être un ingénieur de la chaussée, je présume qu’au moins, la population pourra souffler plusieurs années durant avant qu’un autre président de la République reprenne les mêmes travaux et à sa manière. Les béninois ont beaucoup serré la ceinture et peut-être continueront à toujours la serrer, qui le sait, mais pourront dire même si certaines poches s’étaient remplies au détriment d’autres, de la qualité, ils en ont eu dans la route. Le coût, n’en parlons pas. C’est de loin comparable aux 10 dernières années conduites par l’ancien président Boni Yayi. Un kilomètre de route sous la rupture, coûte beaucoup cher qu’au moment du changement ou la refondation. Une bonne qualité nécessite certainement un gros investissement. Et quant à la quantité des réalisations routières, seule l’équipe du président Patrice TALON pourra fixer les béninois. Aujourd’hui, certaines communes sont sorties de l’ombre et beaucoup d’autres, à l’instar de Kpomassè sont toujours égales à elles-mêmes. Il suffit d’une petite pluie que la traversée devient un chemin de croix. Les autorités communales n’ont pas assez de marge de manœuvre pour y faire face. Et n’attendent que les fonds FADEC pour un nivelage de celles existantes, en louant à grand frais, les engins requis. La route du développement passe par le développement de la route.

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