Crystal Radio

Crystal News

A l'antenne

Tire

Artist

Background

Billet politique : Bénin, soixantième anniversaire d’errance politique

Ecrit par Sur 4 août 2020

Quand feu président Hubert Maga proclamait l’indépendance du Dahomey devenu plus tard le Bénin, indépendance octroyée par le colonisateur les dahoméens aspiraient à un renouveau, un réel changement dans l’administration et la gestion de leur Etat.

Oui les gouvernants pensaient être enfin libres de gouverner leur propre État afin d’apporter un bien-être social aux béninois.

Les régimes se sont succédés chacun avec l’ambition d’apporter du nouveau et de changer l’ordre des choses pour impulser le développement économique.

>>>>> Ginette Acrombessi : « Notre indépendance est un échec total »

Chaque président venait avec sa rhétorique. Le nouveau président se croit plus intelligent que son prédécesseur. Chaque président pense être le plus intelligent des Béninois et s’entoure des cadres les uns plus zélés que les autres qui pensent faire le bonheur des Béninois sans les Béninois.

Chaque régime a tendance à remettre en cause la quasi-totalité du travail de son prédécesseur. On casse tout pour chercher à tout reprendre et à l’heure des bilans la montagne accouche souvent d’une souris.

De Ehuzu à la rupture en passant par le changement et la refondation, c’est la résultante de l’envie de tout reformater même parfois avec violence. Et pourtant, pendant 60 ans de gouvernance, nous avons fait preuve d’une errance politique d’une grande incapacité à gérer la cité.

Nous avons été incapables de saisir des opportunités économiques avec le grand voisin, le Nigéria. Incapables de transformer le coton béninois pour avoir des produits finis. Incapables d’offrir des services de santé de qualité.

Parlant du système sanitaire, incapables d’améliorer le plateau technique. Incapables d’avoir un système éducatif qui répond aux défis du monde actuel. Incapables d’offrir de l’emploi décent à la grande masse. Incapables d’amorcer l’industrialisation. Incapables de gouverner sans représailles. Incapables d’offrir un mieux-être aux populations. Incapables d’assurer la sécurité alimentaire à tous. Oui incapables sur bien d’autres plans et enfin Incapables de préserver le vivre en commun béninois et de respecter les règles démocratiques sur lesquelles repose la République du Bénin.

A chaque régime son mode de destruction de l’existant. En sacrifiant  consensus national, libertés individuelles et collectives au détriment d’un développement économique qu’on voit difficilement pointer à l’horizon. Il faut désormais se poser les vraies questions. En pensant que Démocratie ne rime pas avec développement économique, on s’est trompé sur toute la ligne apparemment parce qu’on peine à identifier un secteur sur lequel  repose l’économie béninoise si ce n’est la fiscalité.

Mettre de côté la démocratie pour espérer un développement on  est passé déjà par-là, le régime marxiste-léniniste nous a montré que la dictature n’a jamais été un moyen de développement.

Le Botswana et le Ghana démontrent que Démocratie peu bien  fusionner avec le développement.

De l’histoire du Bénin on peut dire que les seuls moments où l’économie béninoise a fait un bon remarquable c’est bien sûr sous le mandat du Président Nicéphore Soglo.

Une période où tous étaient conviés pour porter l’économie d’un pays qui à opter pour la démocratie comme mode de gouvernance. Un moment où toutes les forces vives de la nation travaillaient unies parce que ce qui importait était le Bénin. Tous étaient au rendez-vous de l’histoire et ont répondu à l’appel du peuple. Jeune démocratie avec une économie relancée et prospère s’en était une, le Bénin des années 91-95.

Point besoin de tout détruire pour penser  tout reconstruire car à l’heure du bilan on se cache derrière les chiffres pour refuser de voir qu’on  a échoué à réaliser son programme de société. Il revient aux institutions financières internationales de nous dire que nous vivons bien au Bénin parce que nous même béninois vivant au Bénin ignorons que nos vies ont tellement changé en bien et que notre économie est florissante.

>>>>> Ginette Acrombessi : « Notre indépendance est un échec total »

A force de tout détruire sur son passage on finit par se contenter des classements de telle ou telle institution pour proclamer la réussite de son quinquennat, une grande preuve d’incapacité à faire du Bénin un pays prospère dans le quel règne paix justice respect de l’Etat de droit et de Démocratie.

Nelie DODJINOU

 10,233 total views,  1 views today


Avis du lecteur

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs requis sont indiqués *