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BILLET POLITIQUE DU 08 FEVRIER

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BILLLET POLITIQUE DU 08 FEVRIER 2021
Le ballet à la CENA n’a pas manqué

Le jeudi dernier à minuit, la CENA Commission Electorale Nationale Autonome a fait le point de 20 dossiers de candidature pour la présidentielle du 11 avril prochain au Bénin. Au total, 20 dossiers. Des plus sérieux au plus fantaisistes.
Je ne m’attarderai pas sur les dissensions internes des partis politiques de l’opposition qui n’ont pas pu taire leurs égos personnels face à un tel enjeu électorale. Je ne m’attarderai non plus sur le fait que l’opposition béninoise à rater l’occasion de faire espérer le peuple pour une alternance au pouvoir. Je ne m’attarderai non plus sur ce que Patrice Talon a une vraie longueur d’avance sur ses adversaires politiques. Je ne m’attarderai pas également sur ce que Patrice Talon déroule sa stratégique politique au grand dam d’une opposition désunie et désorganisée. Je ne m’attarderai sur le ressentis d’une partie de ce peuple qui ne peut que prendre ses responsabilités. Et pour finir je ne m’attarderai non plus ni sur la qualité des candidats passés devant la CENA et ni sur leurs convictions et projets de sociétés mais je parlerai de cette volonté d’expression plurielle de la politique.
De mémoire, une élection qu’elle soit législative, communale ou présidentielle était une grande fête nationale jusqu’ aux évènements de mai 2019. Mais ce défilé de candidats à la CENA montre à suffisance que le béninois est resté nostalgique de ces moments où le peuple vit de grands moments de sa Démocratie. Même avec près d’une quarantaine de candidatures les meilleurs finissent par s’imposer après le premier tour.
En initiant les réformes politiques notamment celui du système partisan qui a été quand même un échec car les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs et personne ne pouvait s’imaginer que le béninois lambda se pointerait la CENA. En initiant la réforme les chantres de la rupture ne voudraient plus voir des candidatures fantaisistes mais il en a eu qui sont venus à pied et ceci malgré la peur ventilé et la pression psychologique que vit tout candidat face à une machine redoutable.
Après ce ballet retenons simplement que les béninois tiennent à ce que la période électorale reste une fête nationale et ceci commence par le dépôt des candidatures, un vrai ballet qui crée émotion et fous rire selon le discours de chaque candidat à la presse.
Et ça, les gouvernants doivent le comprendre et permettre à ce peuple qui aspire à une pluralité d’expressions politiques de faire le choix qu’il juge le mieux pour lui et non lui imposer un choix.

Nelie DODJINOU

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