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BILLET POLITIQUE DU 08 MARS

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BILLET POLITIQUE DU 08 MARS
Et si Nicolas SARKOZY contaminait l’Afrique ?

L’ancien président Nicolas SARKOZY a été condamné à trois ans de prison dont un ferme, jugement rendu la semaine dernière par le tribunal de Paris pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire dites des écoutes. Une première pour la cinquième République française puisque Jacques CHIRAC lui a été condamné à deux ans de prison avec sursis. Même si le jugement a fait objet d’appel c’est une décision qui fait déjà école pour le rôle de la justice qui condamne un ancien président.
Voir en Afrique un ancien président répondre de ses actes est le plus grand souhait des Africains surtout quand on sait la qualité de leur gouvernance avec des dossiers de corruptions de détournement, de trafic d’influence ou d’abus d’autorité. Mais le problème en Afrique c’est la complexité des procédures pour faire comparaitre un homme politique devant une juridiction spéciale, la haute cour de Justice du Bénin par exemple qui depuis sa création n’a encore jugé mouche. Mieux, les hommes politiques essaient de se soustraire à la justice et l’une des preuves est la dernière révision de la constitution gabonaise où l’article 78 disposait que celui qui a occupé de hautes fonctions politiques ne saurait faire objet de poursuite. Le Bénin était aussi dans la même logique lors de la première tentative de la révision de la constitution sous la rupture. Fort heureusement ! Le drame en Afrique c’est le mariage incestueux entre les différentes institutions de l’Etat où l’institution Chef de l’Etat contrôle les autres institutions même celles de contre-pouvoir. Et vienne s’ajouter la question de l’indépendance de la justice. Une question qui reste intégrale car la justice est devenue le moyen le plus efficace pour abattre ses adversaires politiques sur le continent et surtout quand les intrigues politiques se transforment en sagas politicojudiciaires. Ce qui donne le sentiment d’une justice manipulée, aux ordres du politique créant ainsi un manque de confiance des populations en la justice. Tant qu’il existerait un début de preuve que la justice est manipulée il y aura toujours des sceptiques à l’appareil judiciaire. Et tant que le citoyen lambda verra la main du politique dans une décision de justice il aura du mal à faire confiance à cette justice.
Mais que faire ? Il s’agit de créer une relation de confiance entre la justice et le peuple. Travailler à rendre la justice la justice égale pour tous quelques soit son rang.

Nelie DODJINOU

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