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“Cette statue dédiée aux amazones va être rasée ” Candide AZANNAÏ

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Candide AZANNAÏ avance que c’est une grave méconnaissance de l’Histoire du Bénin, l’érection d’une statue à l’honneur des Amazones et à l’honneur de la femme béninoise. Le mot amazone vient de la culture grecque et ne véhicule rien de bon pour la femme. Le président du parti Restaurer l’Espoir en a fait la démonstration à travers une interview en trois volets qu’il a accordée à nos confrères de la Dépêche-Afric Info. Nous vous proposons la première partie de cet entretien.

La Dépêche-Afric Info: Monsieur Candide Azannaï nous allons aborder un sujet qui suscite beaucoup d’intérêts et qui défraye la chronique. Il s’agit de l’érection de cette statue qui vient d’être dévoilée à Cotonou, en bordure de mer et qui renverrait à un pan de notre histoire. Il s’agit, vous en doutez, de la statue de l’Amazone. Ça fait couler beaucoup d’encres et de salives, vous êtes d’une région où vous vous définissez souvent comme un prince si je ne m’en abuse. Même si cette histoire vous concerne, culturellement parlant, elle concerne tout le Bénin. Que pensez-vous de cette statue ? Qu’est-ce que cela évoque en vous ?

Candide Azannaï: C’est dommage une telle statue et une telle explication du Gouvernement à son propos. Une statue dite de représentation de l’ Amazone en l’honneur de la femme béninoise avec une place dite «Esplanade des Amazones » à COTONOU ! Quelle dégradant étalage d’inculture !
C’est une ruine de la grande épopée des femmes guerrières d’un des plus significatifs royaumes de notre espace géographique lors de la Résistance aux armées coloniales surtout française de Dodds et de l’image de la femme béninoise de tous les temps tout court.
Plus qu’une frustration, cette initiative du Gouvernement est une décevante inculture.

La Dépêche-Afric Info : Vous êtes frustré qu’on érige une statue des amazones. Cette d’une brave guerrière dont on parle !

Candide Azannaï: C’est une inculture de prétendre qu’une Amazone peut figurer comme référant dans l’art identitaire d’abord du mémorable Royaume du Dan-Xomey ensuite du Dahomey aujourd’hui République du Bénin. Figurer une Amazone et dédier une esplanade aux amazones au Bénin, entendez Dahomey est ridicule, injurieux et dévalorisant. C’est une ignorance vectrice d’aliénation. Vous savez on ne peut pas fonder l’identité visuelle, l’identité communicationnelle d’un peuple sur les mythologies d’un autre peuple. Ça ne se fait nulle part.

La Dépêche-Afric Info: On parle bien des amazones, M. Candide Azannaï…

Candide Azannaï : le nom amazone est une imagination mythologie Grecque pour justifier l’évidence de la toute puissance du patriarcat du primat de l’homme sur la femme. Aucune Amazone n’a existé dans le monde jusqu’à aujourd’hui. C’est de l’imagination mythologique grecque qui n’est pas traduisible, transposable en Afrique .
Le mot amazone peut désigner des femmes guerrières qui vivaient sans hommes et qui n’en admettaient pas parmi elles. Ce mot peut également désigner une femme d’un courage guerrier et qui a des allures, des goûts virils tout comme il peut désigner une femme qui monte à cheval, cavalière, écuyère ou la jupe longue et ample que portent de telles femmes. Ce mot amazone désigne tout aussi une prostituée qui racole en voiture. C’est ce que tout étymologiste sérieux peut retenir comme sémantique à l’évocation de la phonation Amazone.

Je n’invente rien. Je n’ai ni inventé le grec ancien comme moderne et je ne suis pas encyclopédiste en français non plus. Amazone signifie prostituée . Une esplanade des prostituées ! En Afrique ! Et c’est en République du Bénin !
La réalité du mot amazone renvoie donc à une mythologie sans consistance morale et sans contour éthique consensuels. Donc aucun historien pur à moins d’être un falsificateur touristique de l’histoire ne doit méconnaître que le mot amazone est un mot chimérique comme on peut parler d’Hercule, comme on peut parler de Aphrodite, d’ Apollon, d’ Artémis, d’Athéna, d’ Hermès, de Chimère , de Poséidon, de Titan , des Cyclopes et j’en n’oublie chez les grecs…de Dragons chez les asiatiques …
Si nous nous habituons à prendre le mot amazone pour symboliser un référent identitaire, un jour nous risquons de prendre le dragon chinois ou le Sphinx égyptien comme référent identitaires du Bénin. C’est de la triche identitaire, c’est une perdition, une errance identitaire, une aliénation collective.

On ne peut remplacer nos legba, nos Tolègba ni par un sphinx, ni par un dragon. Historiquement cela n’a pas de sens. Culturellement c’est de l’ignorance. “Il n’y a jamais eu d’amazones au Dahomey. Le Dahomey République ou Royaume du DAN – XOMEY n’a jamais produit une seule amazone”.

La Dépêche-Afric Info : Voulez vous insinuer par là que cette statue ne symboliserait pas les amazones du Dahomey ?

Candide Azannaï: Il n’y a jamais eu d’amazones au Dahomey. Le Dahomey République ou Royaume du DAN – XOMEY n’a jamais produit une seule amazone. Retenez plutôt que le Royaume du DAN – XOMEY a produit des femmes guerrières qu’on appelle les Agodjiés qui n’existent nulle part ailleurs au monde. Je voudrais vous renvoyer aux travaux de Yves ANEZO à ce propos. Les amazones sont des imaginations mythologiques aux fins d’arguments didactiques d’illustration, de justification de la supériorité de l’homme et de la veine prétention de la femme à s’occuper de certaines fonctions sociales dites exclusivement masculines surtout la guerre. C’est pour célébrer la masculinité pas pour honorer la féminité qu’il faut saisir l’intérêt de cette invention mythologique chez les grecques.
Et c’est là que ça devient plus que ridicule mais une réelle préoccupation à l’échelle de tout un Gouvernement ! Ce n’est pas concevable ! Il faudra retenir que ces amazones sont « des combattantes redoutables qui furent toutefois défaites par des héros masculins. ( Art et littérature de la mythologie grecque).
Les cas les plus enseignés sont ceux de Thésée qui a tué Antiope, de Hercule qui a tué Hippolithe et de Achille qui a tué Penthésilée… Antiope, Hippolithe, Penthésilée… sont toutes des amazones vaincues, défaites et tuées par les héros mythologiques masculins Thesée, Hercule, Achille… Les intellectuels curieux découvriront la réplique de Platon qui voulait s’en servir pour plaider l’égalité dans l’éducation entre les deux sexes seulement et seulement quand les enfants sont dans leurs jeunes âges. Bref!

La Dépêche-Afric Info: Comment désigner alors ces braves guerrières ?

Candide Azannaï: La documentation sur les femmes guerrières en Afrique remonte aux royaumes koush de la région nubienne. Ces femmes guerrières protectrices et défenseures du royaume formaient de redoutables armées dirigées par les Candaces, titre féminin équivalant à celui de Pharaon. Bien plus tard, il y’a eu un peu partout de célèbres reines et femmes guerrières en Afrique. Des sources factuelles l’attestent et les reines ZINGAH de l’actuel Angola, Aminatou Zazzaou des Haoussa, Moremi Ajasoro d’Ile-Ife du Sud Ouest du Nigeria, Makeda de Saba, Néfertiti d’Egypte ( 18e Dynastie ), Cléopâtre d’Egypte ( née en Égypte mais non égyptienne en 69 av. JC. ), Ranavalona de Madagascar, Nandi de Zulu ( née en 1760 ), Muhumuza du Rwanda ( décédée en 1945 ), Yaa Asantewa d’Ashanti, Kandake impératrice d’Éthiopie en sont les célèbres et réelles représentations … La reine TASSI HANGBE, reine du Dan – Xomey n’a pas moins de mérite.

Selon certaines sources, elle aurait été à l’origine de l’érection sous son règne controversé du régiment d’élite des soldates guerrières de son royaume suite à la vacance du trône sur lequel régnait son frère jumeau AKABA. Alors que je réexaminais mes certitudes sur les AGOODJIE, j’ai été conforté par une pertinente étude titrée : « AGOODJIE, LES FEMMES GUERRIERES DU DAHOMEY. » MUSEE VODOU STRASBOURG publiée le 11/04/2018 par JEAN YVES ANEZO que je recommande et dont les documentations peuvent bien faire autorité.
Les AGOODODJIÉ sont sur le plan spirituel épouses spirituelles de la terre sacrée du Dan – Xomey et femmes du roi. Elles sont gardiennes et remparts protectrices du Dan – Xomey, du trône et du roi. Elle sont issues d’horizons divers et variés et sont soit des filles ou femmes offertes, des volontaires , périodiquement cooptées par tirages au sort, des esclaves. Elles sont toutes par la suite anoblies et sacralisées. Elles s’engagent pour, le célibat et portent des scarifications, voire excision, vivent le casernement, sont des femmes sacrées, pratiques des entraînements rigoureux et spécifiques. Elles portent des habillements, des parures et armements en temps de paix comme en temps de campagnes militaires, bénéficient de récompenses de la Reine ( puis du Roi ) , des règles fixent leurs démobilisations et leurs retraites …
Tout est codifié jusqu’au couleurs distinctives de leurs accoutrements selon les circonstances…

Le Ministre ABIMBOLA m’a fait de la peine à l’entendre justifier l’érection de la statue dite Amazone et de la place dite Esplanade des amazones. Une absurdité !
On ne peut pas prendre des propos brouillons de soldats coloniaux incultes, très illettrés et très peu élitistes, de certains négociants esclavagistes, parfois d’espions déguisés en prêtes ou évangélistes coloniaux en tout cas trop peu instruits pour la plupart pour confondre les braves et intraduisibles guerrières du Dan-Xomey aux amazones imaginaires mythologiques par le colportage d’une errance de vocabulaire que l’inculture autour du pouvoir dit de la rupture cherche à nous coller comme référent identitaire des femmes du Bénin.

Ce Gouvernement à propos de cette statue et de l’ensemble du projet touristique circonscrit à cette statue dite l’Amazone et à la place dite Esplanade des amazones qu’il l’abrite est dans le piège d’une errance de vocabulaire vectrice d’une falsification de l’histoire et d’une aliénation identitaire. Donc vous voyez cela pose le problème de l’art identitaire.
Qu’est ce que l’art identitaire ? L’art identitaire est fait sur la base de preuves historiques autour de l’élément historique. Les éléments historiques restituent la mémoire de l’histoire. Les monuments publics sont des prétextes et des fixations mémorielles qui restituent l’histoire.

En quoi cette statue restitue l’histoire des femmes guerrières de Dahomey ? En rien.
Cotonou n’a jamais été la base du régiment d’élite des femmes guerrières du Dan – Xomey et c’est bien un dépouillement historique que de parler de l’Esplanade des Amazones à COTONOU. Cette statue va être rasée.

La Dépêche-Afric Info: Cette statue va être rasée dites-vous? sans blague ?

Candide Azannaï: Tôt ou tard ça va être rasée parce que ça ne nous représente pas. C’est une falsification de l’histoire. C’est une profanation de la mémoire des femmes guerrières du Dan – Xomey, une dévalorisation de leurs statuts et une insulte déshonorante à leurs sacrifices suprêmes . C’est une réduction injurieuse dépravante aux femmes béninoises que l’on tente de représenter par une mythologie confusément polysémique pouvant signifier et désigner également une prostituée.
C’est un nivellement par le vice d’une représentation indigne de la femme béninoise.
Des anecdotes circulent selon lesquelles une princesse d’Abomey de vénérable mémoire aurait recadré, aurait tancé des journalistes qui auraient commis l’erreur de l’appeler Amazone.
Elle aurait dit non, “moi je ne suis pas amazone, je suis princesse. Je ne suis pas amazone, je suis une princesse foutez moi le camp”. Cette réaction totalement à propos dit long sur le nivellement par l’ignorance que couve la consonance Amazone.
Je vais vous citer un auteur. En effet voilà ce qu’écrivait Jean Yves ANEZO à propos des AGOODODJIÉ, ces exceptionnelles femmes guerrières qui n’existent nulle part ailleurs dans le monde entier: « Elles ne constituaient donc pas une société féminine libre, mais un corps d’armée comme les autres ; créé, organisé, entretenu par la puissante volonté, éminemment virile d’un Roi-dieu, servant uniquement ce dieu vivant et ce qu’il symbolisait, qui leur prenait tout.»
Ce seul point, me suffit à penser que les agoodjié sont loin d’être des amazones telles que la pensée occidentale les a construites, mythifiées, fantasmées au fil des millénaires. De plus, leur réalité récente par rapport à leurs homologues supposées de l’antiquité, doit les éloigner du mythe et du fantasme ; et, par cela sans doute, protéger leur histoire et donc leur mémoire en ne se rapportant qu’aux faits…

S’agissant des amazones de la mythologie grecque par contre, poursuit ANEZO : « Il suffit d’en regarder les représentations. Elle est rebelle, sanguinaire et vindicative, mais n’exprime-t-elle pas les caractéristiques d’une femme prête à tout, libre de son corps et de sa vie ? Ces amazones imaginaires – Faut-il le rappeler ? – ne correspondent pas à la réalité des agoodjié… ANEZO dira et je l’appuie avec raison : «C’est pourquoi, vous ne m’entendrez pas les appeler « amazones », mais « femmes guerrières » ou «agoodjié».

Par une anecdote je vais vous faire rire un peu, peut-être. Il y a plus d’un quart de siècle, je devais prénommer une de mes filles, et on cherchait un nom fort parce que quand je l’ai vue dans le berceau elle a des caractéristiques qui doivent être celles d’une femme grande, très intelligente, très belle et particulièrement brave. Mon père ( Paix à son Âme ) qui devrait entériner les prénoms de ma fille m’avait dit, c’est vrai qu’elle sera bien brave et digne de la lignée de nos vaillantes guerrières mais elle n’est pas une amazone et ne sera pas une amazone, non pas du tout .

A mon père de me raconter des détails des AGOODODJIÉ comme il aimait traîner sur le double OO entre le G et DO avant le DJ, en guise d’instance phonologique, de préciser et d’insister sur CANDACE, titre que portent les grandes femmes guerrières qui étaient des équivalents des Pharaons. Grandes femmes de la région de l’île de MÉROÉ . Entre le Soudan et l’Éthiopie et il y a une magnifique Île, l’île de Méroé, la région des femmes guerrières. J’ai fini par prénommer ma fille, Candace. C’est elle qui m’avait assisté d’une exceptionnelle efficacité désintéressée lors de mon passage à la tête du Ministère en charge de la Défense Nationale.

Regardez le cas de l’Amérique du Sud. Les conquistadors ont vu les guerriers amérindiens avec de longs cheveux derrière, ils ont cru que c’était des cheveux des femmes, au bord d’un fleuve et ils ont appelé le fleuve Amazonie parce que ces guerriers amérindiens avaient l’effilement physique, certains ressemblant à celle des femmes de type indo-européen. Malgré l’Amazonie fleuve des “amazones amérindiens” , il y’a bien eu leur décimation pour ne pas dire, l’extermination massive des amérindiens par les barbares sanguinaires conquistadors…
Je reviens insister sur l’art identitaire qui est un art pur et qui est fondé sur quelque chose de magnifique. L’art identitaire d’un peuple d’une nation ou d’une communauté exige impérativement une pureté de son format d’origine une sincérité au sens de l’authenticité de sa désignation comme appartenant au propre à ce peuple à cette nation où à cette communauté au risque de fausser le socle de l’histoire les concernant en les poussant vers une aliénation collective provoquée par la falsification de l’histoire, plus grave de leur identité.

L’art identitaire est un art patriotique et non un art mondain de souillure de l’esprit de la Nation au sens hégélien. Non, les femmes guerrières du Dan-Xomey ne sont pas des Amazones. La femme béninoise ne s’identifie pas à l’Amazone.
S’agissant de la calamité intellectuelle et mémorielle qui consiste à façonner avec un visage naïve et insolent, comme une jeune fille dévergondée et impolie qui ne respecte personnes une statue pour dévaloriser, insulter et pervertir la représentativité de la femme béninoise et celles de nos intrépides guerrières de vénérables mémoires, je ne veux pas que nos filles ressemblent à cette statue intrusive.

Il ne suffira jamais de parer de gadgets de guerres inappropriés des moules de métaux aux formes loin de restituer nos personnages historiques pour simuler et nous faire croire à nos femmes guerrières, les MINONS, nos intraduisibles et inégalables AGOODODJIÉ du Dan – Xomey.

Je dis, aucune amazone n’a existé au Bénin. Ce terme Amazone, à l’origine de son imagination mythologique par le patriarcat grec est une négation des valeurs féminines et plus tard, elle signifie une prostituée qui racole en voiture (Conf. Le Robert, Dictionnaire Culturel en langue française sous la direction d’Alain Rey, Paris, 2005 ).
Allez un peu vous renseignez culturellement avant de chercher à décider dans les matières identitaires qui engagent toute la Nation.
Les gens sont libres de se faire appeler amazone des temps anciens ou modernes et autres surnoms ou sobriquets …

Certes, le Président Nicephore SOGLO, un intellectuel de haute facture s’est identifié à Hercule de la mythologie mais il n’a jamais dit que Hercule est l’identifiant du Bénin .
Non, je peux m’appeler tarzan, dragon et autres chimères mais tarzan ne peut pas être un identifiant public, national du Bénin .
Dès qu’on parle d’art identitaire du Bénin on doit savoir qu’on est dans un rendez vous de l’histoire et que l’esthétique de l’art identitaire n’est pas seulement dans les fascinations bluffantes mais dans la restitution des éléments authentiques qui témoignent de l’histoire et de la grandeur de gens qui ont produit et ont connu ces faits d’histoire.
Un jour notre Peuple éclairé et décillé rasera cette statue et tous autres monuments et places de fraudes intellectuelles et mémorielles poussant à l’aliénation identitaire à cause seulement en réalité d’hypothétiques dividendes escomptés de malsains projets d’arnaques touristiques inavoués.
J’ai horreur qu’on veuille représenter la femme du Bénin par le mot mythologique grecque Amazone qui signifie entre autres infamies, négations , prostituée.
Nous devons continuer de croire à notre Peuple qui, avec certitude, relèvera tous les défis sur son chemin.

Je vous remercie en vous marquant ma disponibilité au service de l’intérêt général. Merci.
Je vous remercie en vous marquant ma disponibilité au service de l’intérêt général. Merci.
Propos recueillis par “La Dépêche-Afric Info”

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21 commentaires

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VODOUNON Sèna Fidèle 3 juillet 2022 at 13 h 34 min

Sacré Azannai! Rien à dire

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Nnkjjdj 6 juillet 2022 at 16 h 09 min

Il faut changer le nom et utiliser le nom nom à la statue, la statue Agoodjie et l’esplanade des Agoodjiés. Sinon pourquoi aimer tant les mots étrangers.

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ELEGBO Vincent 4 juillet 2022 at 11 h 02 min

M. AZANNAÏ a raison au vu du développement fait. Il faut donc rebaptiser cette place ” AGOODJIE”

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KOSSOU Casimir 4 juillet 2022 at 12 h 09 min

J’ai lu avec grand plaisir et intérêt le message que le philosophe a envoyé tant au gouvernement qu’au peuple Béninois. Je pense qu’il connait mieux les canaux par lesquels informer les autorités compétentes que moi. Je pense qu’il faut tenir compte de ses remarques et corriger les erreurs. Nous sommes tous Béninois et nous devons laisser l’héritage honnête sincère et vrai aux descendants. Il n’est pas encore tard pour corriger car raser serait un gâchis pour notre nation.

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Danhoume Germain Yao 4 juillet 2022 at 16 h 13 min

Très belle analyse que je ne voudrais retenir que sur sous aspect scientifique.
Malheureusement je ne suis pas en phase avec vos convictions et conclusions sur la question.
Les dictionnaires français n’indiquent pas l’étymologie du mot amazone.
Et nous même ne connaissons pas vraiment la signification du mot Agoodjié.
J’ai moi-même fait une étude sur le mot amazone et je souhaiterais rédiger une réaction un peu complète sous peu en rapport avec l’excellent article de M. Azannaï.

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Saïd 4 juillet 2022 at 18 h 09 min

Que les dictionnaires français le définissent clairement ou pas, il est d’une évidence certaine que le ” amazone ne représente s’identifie à rien en Afrique encore moins au Bénin. Les AGOODODJIES ou MINONS représent mieux ces braves femmes guerrières qui au prix de leur vie ont défendu le royaume de Dan Homey.

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Yamongbe Claude 4 juillet 2022 at 20 h 41 min

Ce Mr reste et restera ce qu il a toujours été .
Personne ne veut plus croire en ses invectives personne.
Tout le temps à ramer à contre courant….toujours enclin à vouloir imposer ses points de vue qui en réalité reste des positions tranchées…..
Toujours la tête dans un autre monde semblable à son imagination.
Mr le Philosophe changer….

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Melome 4 juillet 2022 at 23 h 50 min

J’en suis émerveillé et en même temps stupéfait vu les réalités que comporte ce que vient d’écrire le philosophe politicien que continue Azanaï et qui vient de nous donner des leçons par rapport à cette appellation ” amazone” qui nous retient l’attention .Au fait le mots amazone n’a pas sa place au Bénin ( République ancien dan homey)vu l’explication de la part de Mr Azanaï. Respections nos valeurs.

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Nnkjjdj 6 juillet 2022 at 16 h 04 min

Ce monsieur est très brillant. En tout cas je suis ivoirien et j’apprends beaucoup de lui. Je sentais même que y avait quelque chose de vive dans cette affaire de statue 😂😂😂😂😂 un peu comme les soit disant trésors ramènes par la France (allez voir danseurs musées, les oeuvres d’arts authentiques y sont encore). Vivement que la statue soit rasée. Bon attendez un peu que j’y jette d’abord un coup d’oeil 😂🤭🤭🤭. Et par dessus tout c’est un vrai micheur

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Karimou 5 juillet 2022 at 5 h 51 min

Mais c’est très mal intentionné cette sortie de candide….Pourquoi il cherche à dévaluer ce qui rend tout un peuple fier.
De toutes les définitions du mot,pourquoi lui prend la plus défavorable…Juste par détermination à nier la réalité parcequ’il serait contre l’homme qui nous rend fier d’etre béninois…
Si son intention était bonne, pourquoi avoir attendu ce moment depuis qu’on en parle partout dans le monde….

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Calixte N 5 juillet 2022 at 11 h 55 min

Si nous considérons que M. AZANNAI est dans le vrai, cela voudrait dire que toute l’histoire enseignée dans nos écoles sur ce sujet et à plusieurs générations de béninois est donc tronquée . Sur les bancs, on m’a toujours enseigné, et j’ai lu dans bcp de livres, l’histoire des Amazones de Danxomè. La littéraire de M. AZANNAI me semble être en déphasage à ce que le commun des béninois sait de ce sujet même si il pourrait avoir raison. Je découvre après plus d’une quarantaine d’années une autre version à travers son développement,. Restituer l’histoire est
essentiel et capital pour notre identité certes, mais est ce une raison suffisante pour penser que la statue sera rasée ? Ne serait il pas plus simple et plus bénéfique pour la nation que le fondement historique de départ soit revue ? En quoi cela gêne t’il qu’une telle place soit érigée à Cotonou quand on considère que ladite place est sur l’axe du circuit touristique de la route des pêches qui débouche sur une ville chargée d’histoire liée à l’esclavage ?
Un historien n’aurait jamais invoqué les termes d’incultures et autres mots injurieux pour faire passer ses idées sur le sujet. d’où ma conclusion d’une réaction politicienne sur cette sortie de M. AZANNAI. .Moi AZANNAI pourrait être plus utile en se mettant au service du peuple pour aider à la correction ou au rétablissement de la bonne version de ce qui est enseignée dans nos écoles que de s’en prendre à une statue. Il sait au fond de lui que ladite statue ne sera pas rasée.

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Akplogan cm Nicodème 6 juillet 2022 at 12 h 06 min

La critique est aisée, a part ce que le papa du jeune chanceux politicien Azanai a réalisé sur le territoire du Bénin ,lui même fait quoi ? Nous voulons évoluer, que ceux qui ont double nationalité nous laissent tranquille……,..

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Impartial 5 juillet 2022 at 13 h 31 min

Le professeur de Toto lui demande son choix s’il découvrait un sac d’argent et d’intelligence.
Toto lui répondit qu’il choisirait le sac d’argent.
Son professeur, avec un ton moqueur lui dit qu’il aurait choisi l’intelligence.
Toto lui réplique en disant: Chacun prend ce qui lui manque.
Et donc, dans cette définition et considération faites de mot Amazone, chacun prend ce qui lui convient.
Point et c’est fini

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Tokus Thomas 5 juillet 2022 at 13 h 31 min

Oui je viens de lire avec beaucoup d’étonnement cette politiquement incorrecte analyse d’un sois disant éclaireur qui utilise son langage philosophique pour nous enseigner mythologique ment ce que nous pouvons retenir du mot amazone. La République lui en donne droit. Mais là où l’homme a cessé d’être philosophe est lorsqu’il a fait le choix d’oublier politiquement le sens du mot amazone qui dit “Une femme aux allures guerrières et ne développer que le sens qui l’arrange dans son lyrisme philosophique . C’est méchant.. N’a t il pas fait ses cours primaires et secondaires au pays ? Pourquoi ne pouvait il pas expliquer un temps soit peu pourquoi le mot a existé dans l’histoire de notre pays pour mieux dire ce qu’il pense et faire des propositions ? Des opposants carrés, le Bénin d’aujourd’hui n’en a plus besoin.

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Candide Azannaï : "Il n’y a jamais eu d’amazones au Dahomey” 5 juillet 2022 at 17 h 41 min

[…] Source de l’interview : Crystal-news […]

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GOUTOLOU Yémalin Prosper 6 juillet 2022 at 2 h 01 min

C’est un plaisir de lire les propos de monsieur Azannnaï, qui dans la logique des choses a apporté beaucoup plus de clairvoyance à ce sujet. Mon souhait serait donc que l’État en tienne compte afin que perpétue l’histoire.

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KITCHO Narcysse 6 juillet 2022 at 7 h 03 min

Lui là je pense bien qu’il a un problème psychologique. Je lui exorte d’aller voir nos psychiatre a jaco. C’est parcequ’il a envie de parler. Celui là personnellement n’aime pas son pays il vise toujours ses propres intérêts. Chers béninois soutenons donc le Bénin révélé

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Nnkjjdj 6 juillet 2022 at 16 h 10 min

Le monsieur dit des choses sensées, écoutez le et donnez un autre nom à la statue (des Agoodjie)

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Sébastien KASSA 6 juillet 2022 at 12 h 20 min

Merci de nous informer à temps et à contre temps.

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Evariste 8 juillet 2022 at 7 h 59 min

L’erreur n’annule pas la valeur de l’effort fourni.De même, l’humilité n’est pas faiblesse.
Le Gouvernement pourrait trouver la plus-value dans la perception de Candide.
Loin d’être contradictoires, la vision de Candide et celle du Gouvernement s’entremêlent au point du patriotisme du pays.

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Danhoume Germain Yao 11 juillet 2022 at 2 h 10 min

Amazone, concept grec ou plutôt béninois ?
D’emblée, je voudrais dire qu’il s’agit d’un mauvais procès fait à l’amazone béninoise et africaine.
II y a quelques mois j’avais dit à un chercheur camerounais Lascony incrédule sur la question à Akanga que amazone pourrait être d’origine béninoise. J’avais fait une petite étude sur le concept amazone déjà mentionnée dans un opus édité il y a un an.
Contrairement aux définitions occidentales comparatives, l’étymologie sémantique du mot amazone se décline comme suit :
Ama (Aman) = Le bélier, symbole du puissant dieu béninois, xuala Vodoun Agboé.
Zo =corne
ne (nou) = création, détenteur, univers de…
Amazone signifie donc : une personne ou une entité criocéphale, puissante, encline à la guerre.
L’autre synonyme béninois de amazone est agbozo de la même étymologie signifiant : le puissant criocéphale, le guerrier.
Ainsi ce nom a t’il été donné aux femmes guerrières.
Le terme amazone n’est pas d’origine grecque, mais plutôt de la langue xuala (et fon) car l’occident qui a décrété que leur civilisation est d’origine gréco-romaine ne pouvait pas savoir l’étymologie sémantique d’amazone et qui n’a aucun rapport avec le cheval et encore moins avec la jupe et la prostituée.
Amazone vient uniquement de la divinité Agboé, Aman, et c’est pourquoi nos lointains ancêtres ont donné ce nom amazone au grand fleuve de l’Amérique latine symbolisé par le dauphin rose, le boto soit togbo précisément, le dauphin des fleuves ou la divinité criocéphale des fleuves.
Amazone est un terme théophore profane mais symbolise indirectement nos valeureuses prêtresses Vodoun, agboési et togbosi qui portent en main le don ou trident l’arme de puissance ésotérique pour faire la guerre contre les malfaisants.
Avant de parler des Agoodjiés, il est difficile de faire une impasse sur le terme candace. C’est un terme également africain, non grec, qui s’applique à nos grandes tantes cheffes des lignées ancestrales. La candace est dépositaire d’un pouvoir mystique ou d’administration et du panégyrique familial, communautaire ou royal, et est une grande prêtresse (minon), une princesse (nan), une reine (nan nan), appelée encore kandaké ou kendaka. Elle n’est donc pas une amazone, mais peut être cheffe d’état major pour des campagnes guerrières, comme Tassi Hangbé, la tutrice béninoise de Dessaline, la reine Zinga etc.
C’est ainsi qu’on peut comprendre la réaction d’une princesse Béhanzin qui sait comment le corps d’élite des Agoodjiés a été constitué.
Selon plusieurs recoupements, les Agoodjiés seraient recrutées essentiellement parmi de jeunes femmes en situation de marginalisation sociétale, frappées par une sentence communautaire qui les empêcherait notamment de se marier.
” ô gô lé ho dji” en xuala gbé
“kin dé un go” une expression synonyme en xuéla gbé
Agoodjié signifierait : “une femme frappée d’une calomnie faisant d’elle un paria”
Ces femmes aigries, revoltées et marginalisées par la société ont été récupérées par le roi pour en faire un corps d’élite de protection de la maison royale et du royaume.
Les Agoodjiés sont les femmes guerrières du Bénin. Ce sont les amazones nationales.

Le terme amazone est sur le plan anthropologique d’origine béninoise et millénaire, et n’a aucun stigmate étymologique grec.
L’érection heureuse et appropriée de la statue de l’amazone et de l’Agoodjié sur l’esplanade des amazones, pratiquement sur la plage océane, devient un symbole d’une tradition très ancienne béninoise et africaine, et au passage nous aurons la fierté de dire aux visiteurs de toute origine ce que signifie vraiment amazone.
Dr Danhoume Yao Germain.

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