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Congo: dates-clés depuis l’indépendance

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Rappel des dates-clés depuis l’indépendance en 1960 du Congo-Brazzaville, où le président Denis Sassou Nguesso, qui cumule 36 ans au pouvoir, brigue un nouveau mandat.

– Indépendance –

Le 15 août 1960, le Congo devient indépendant de la France. 

– Soulèvement, insurrection et putschs –

En août 1963, la Révolution des “Trois Glorieuses” entraîne la démission du premier président, l’abbé Fulbert Youlou. 

En décembre, Alphonse Massamba-Débat devient président puis instaure le “socialisme scientifique”. Il démissionne cinq ans plus tard après une insurrection. Marien Ngouabi, qui lui succède, est assassiné en mars 1977 et l’ex-président Massamba-Débat, mis en cause, est exécuté. Joachim Yombi-Opango devient président. En février 1979, il est destitué à l’issue d’un mouvement populaire.

Denis Sassou Nguesso devient à son tour président et établit un régime inspiré du marxisme-léninisme, s’appuyant sur le Parti congolais du travail (PCT), créé en 1969.

– Premier scrutin pluraliste –

En 1991, une conférence nationale initiée après plusieurs mois de contestation consacre le multipartisme. 

Sassou Nguesso perd l’essentiel de ses prérogatives, après avoir été contraint à un acte de contrition public.

En août 1992, Pascal Lissouba, leader de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), est élu président lors du premier scrutin pluraliste.

– Guerres civiles –

En 1993-1994, la contestation par l’opposition des résultats des législatives provoque des affrontements entre milices des partis de l’opposition et de la majorité présidentielle, faisant 2.000 morts.

De juin à octobre 1997, des combats opposent dans la capitale les milices de Pascal Lissouba et de son dernier Premier ministre Bernard Kolélas aux milices du général Sassou Nguesso, appuyées par des troupes angolaises. 

Sassou Nguesso reprend le pouvoir après la victoire de ses milices. Entre 4.000 et 10.000 personnes sont tuées en cinq mois.

En décembre 1998, après un an d’accalmie, des affrontements entre les deux camps éclatent à Brazzaville, puis s’étendent à plusieurs régions, provoquant jusqu’à fin 1999 des milliers de morts et des centaines de disparus.

De mars 2002 à mars 2003, des affrontements opposent troupes gouvernementales et miliciens dans la région du Pool (sud).

– Sassou Nguesso s’accroche au pouvoir –

Le 10 mars 2002, Sassou Nguesso remporte l’élection présidentielle, boycottée par les principaux dirigeants de l’opposition. Il est réélu en 2009 lors d’un scrutin contesté par l’opposition.

Le 25 octobre 2015, le Congo adopte une nouvelle Constitution lors d’un référendum largement boycotté par l’opposition. Le nouveau texte élimine les verrous interdisant à Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat.

– Réélection contestée –

En mars 2016, Sassou Nguesso est réélu. 

Le général Jean-Marie Michel Mokoko et l’ancien ministre André Okombi Salissa, candidats malheureux qui contestent le résultat du scrutin, sont arrêtés, puis jugés et condamnés chacun à 20 ans de travaux forcés pour “atteinte à la sécurité intérieure de l’État et détention illégale d’armes de guerre”.

Contestant également le résultat de l’élection, des rebelles du Pool reprennent les armes contre Brazzaville.

Mi-2017, plusieurs proches de Denis Sassou Nguesso sont inculpés en France dans l’enquête des “biens mal acquis” ouverte en 2010 sur le patrimoine fastueux de dirigeants africains.

En décembre, un accord de “cessez-le-feu et de cessation des hostilités” est signé entre le gouvernement et les rebelles du Pool. Le conflit a provoqué plus de 138.000 déplacés.

En janvier 2021, Denis Sassou Nguesso annonce qu’il sera candidat à sa propre succession à la présidentielle prévue le 21 mars.

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