4 March 2024
Bénin Société

Délinquance routière dans l’Ouémé : sans pitié la Police Républicaine réprime

  • janvier 30, 2024
  • 3 min read
Délinquance routière dans l’Ouémé : sans pitié la Police Républicaine réprime

Fréquents contrôles routiers dans la ville de Porto-Novo et ses environs, la police républicaine passe à la vitesse supérieure. Il n’y a plus de jours dans la ville de Porto-Novo et ses périphériques où des centaines de motos ne soient ramassées par la police république. Les premières raisons de ces fréquentes descentes des éléments de la police républicaine sur les carrefours principaux et dans la quasi-totalité des feus tricolores sont le non respect du code de la route par les usagers de la route, notamment les motocyclistes. Un détachement du commissariat central occupe également depuis quelques semaines, le pont de Porto-Novo pour ses contrôles quotidiens. Ainsi, ceux qui, habituellement ne portent pas de casque avant de circuler ou qui violent les feux tricolores, de même que les motocyclistes qui évitent de circuler derrière les rails sur le pont ou qui opèrent de dépassement sur le pont à l’entrée de la ville sont d’office ramassés et les motos convoyées dans les commissariats désormais remplis de ces motos en contravention. Mais depuis quelques jours, les éléments du commissariat central de Porto-Novo sont passés à la vitesse supérieure sur le pont à l’entrée de la ville. A défaut de trouver des motocyclistes qui ne respectent pas ces règles de contrôle de routine, c’est au contrôle des pneus usés et défauts de feux de stoppage des motos, ajoutés aux fréquentes absences de rétroviseurs que procèdent désormais les policiers. Dans ce cadre, des centaines de motos sont encore arraisonnées cette semaine et les propriétaires obligés d’aller payer leur contravention dans les caisses du trésor avant de venir régler la fourrière au commissariat, à laquelle s’ajoutent les frais de transport des motos , soit 2000f par moto transportée par les casses. Ces derniers n’ont d’ailleurs autre chose à transporter depuis que ces opérations sont lancées par la police républicaine dans la ville capitale. Du côté de Djèrègbé par exemple, la principale sortie de la piste cyclable est bloquée au quotidien par les flics, un camion casse positionné, pour dessaisir des centaines de propriétaires de leurs motos. Ceux des communes d’Akpro Missérété, Dangbo, Adjohoun, Azowlissè, Bonou, Adjarra Avrankou et consorts ne sont pas du reste. Et pour un rien du tout, le propriétaire peut être dessaisi de sa moto. Le comble est que certains sur champ, certains arrivent à apporter la preuve de ce qu’on leur reproche mais les motos ne leur sont pas retournées. Ils doivent aller payer au trésor public et revenir régler la fourrière deux à trois jours après, avant de retrouver leurs motos. S’il est vrai que ces contrôles routiers déclenchés par la police républicaine ont dissuadé un temps soi peu les cambriolages fréquents de motos, il n’en demeure pas moins vrai qu’ils causent assez de dommages aux populations qui déjà, peinent à joindre les deux bouts. A quand la fin de ces opérations tous azimuts dans le département de l’Ouémé ? Bien malin qui pourrait mieux répondre à cette interrogation. Mais en attendant, chaque motocycliste sait désormais qu’il doit être à jour des pièces de sa moto, ainsi que du dispositif de freinage et autres feux de signalisation de sa moto.

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Samuel HOUNDJO

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