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Coups d’État répétés : “L’Afrique ou le continent maudit?” Une tribune de Ousmane ALEDJI

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L’Afrique est-elle une terre des damnés ? La question mérite d’être posée. Et pour cause, les différents actes posés par ses dirigeants en complicité avec des puissances étrangères, le renversement successif des régimes dans certains pays de ce continent…. Voilà autant de faits qui continuent de rendre le continent vulnérable et qui ont suscité cette tribune de Ousmane Aledji.

LE RECOMMENCEMENT DES DOULEURS ?

Visiblement, l’Afrique est en passe de redevenir le champs de bataille idéal pour la nouvelle guerre froide entre les deux mêmes blocs qui, hier, faisaient de nos dirigeants leurs captifs, en égorgeaient et en humiliaient à l’humeur. Bref ! L’histoire est longue de plusieurs bras et nous savons depuis toujours que le moteur de tout ceci s’appelle PRÉDATIONS.

 C’est à ce dessein que les crimes les plus ignobles sont commis, à cette fin que nos martyrs les plus glorieux sont et continuent d’être sacrifiés, c’est aussi pour fuir ce sort funeste et quasi fatal que quelques uns de nos plus valeureux frères et sœurs trahissent, vont bouffer la boue, se pissent dessus avant de crever la gueule ouverte en bavant des mouches vertes et immenses; des énormités qu’aucune tombe ne réussit à couvrir véritablement. 

Comment savoir si Idriss Debby Itno, Ibrahim Boubakar Keita, Alpha Condé et bien d’autres encore vivants qui se traînent, qui – sur une jambe – qui – en puant le cadavre, n’ont eux aussi applaudi Lumumba et N’Kruma avant de venir succomber à la machine à broyer.

  Ce qui se passe au Burkina ces jours-ci nous interpelle pour peu que nous soyons encore libres de penser et le courage d’articuler nos pensées et, à défaut de dénoncer, de prendre une position publiquement dans la partie qui reprend cette fois-ci encore à nos dépens, trente trois ans après la chute du mur de Berlin. 

Aucune puissance étrangère ne mérite que nous continuons de nous entretuer selon son bon vouloir, qu’elle soit du bloc occidental ou russo-chinois. Notre responsabilité individuelle et collective sont engagées. Nous ne sommes plus crédibles à indexer L’AUTRE, notre excuse de toujours; cela n’est plus défendable vu que sa nature et sa férocité, fussent-elles illégitimes, ne nous sont pas inconnues.

Il s’agit d’être des dirigeants serviteurs du peuple
Il s’agit surtout d’être des peuples exigeants

C’est du reste ce que je pense

Ousmane Aledji

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