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Covid-19: au Kenya, les restrictions s’allègent mais les écoles restent fermées

Ecrit par Sur 28 septembre 2020

Le Kenya a organisé ce lundi 28 septembre une grande conférence nationale sur le Covid-19. Un rassemblement voulu par le chef de l’État pour faire le point de la situation et tirer les enseignements de l’épidémie alors que la courbe s’aplatit (700 morts, 38 168 malades), que le nombre de nouveaux cas est en baisse et que le pays s’ouvre. A l’issue des débats, le président Uhuru Kenyatta s’est adressé à la nation. Il a annoncé un nouvel allègement des restrictions, mais il maintient les écoles fermées.

Uhuru Kenyatta veut rester sur ses gardes jusqu’au bout. Le taux de positivité est passé de 13% en juin à moins de 5%. « On serait tous tentés de célébrer cette tendance, mais ces chiffres sont un paradoxe », a déclaré le président kényan, pour qui « le plus grand danger survient lorsqu’on est proche de la victoire ».

Ainsi, dans le secteur scolaire, beaucoup attendaient qu’il annonce une réouverture des écoles. Certains établissements préparaient même une reprise des cours, avec des réunions d’enseignants. Mais Uhuru Kenyatta a choisi la prudence. « La vie et la santé de nos enfants ne peuvent pas être débattues. Les écoles rouvriront quand on pourra garantir leur sécurité », a tranché le président kényan. Il a donc chargé le ministère de l’Éducation de définir les conditions de reprise et de proposer un calendrier.

Autorisation pour les bars et restaurants

D’un autre côté, le chef de l’État a de nouveau allégé les restrictions liées au Covid-19, permettant de soulager certains acteurs économiques. Le couvre-feu est prolongé de 60 jours, mais son amplitude est réduite, de 23h à 4h. Après six mois de fermeture, les bars sont enfin autorisés à rouvrir. Bars et restaurants pourront fonctionner jusqu’à 22h et seront autorisés à vendre de l’alcool. Les cérémonies religieuses pourront accueillir davantage de participants. 200 personnes aux funérailles et enterrements par exemple, au lieu de 100.

Les réductions de taxes, que ce soit impôts sur les revenus et sur les sociétés, sont également maintenues. Uhuru Kenyatta n’a cessé de mettre en garde contre une seconde vague, même si, dit-il, le pays est aujourd’hui bien mieux armé qu’en mars.


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