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Julian Assange ne sera pas extradé vers les États-Unis

La justice britannique a rejeté, ce lundi 4 janvier, la demande d’extradition du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, vers les États-Unis.

La décision a été rendue par la juge à la cour criminelle de l’Old Bailey de Londres, Vanessa Baraitser. Principal argument de la justice britannique : la préservation de la santé mentale du fondateur de WikiLeaks. 

L’Australien souffre de tendances suicidaires et d’une forme d’autisme. Selon la correspondante de RFI à Londres, Muriel Delcroix, la juge a en effet reconnu ses antécédents de dépression. Julian Assange était de fait apparu abattu dans le box des accusés, en costume bleu marine et cravate foncée, portant un masque kaki sur la bouche. Il n’a montré aucune réaction au jugement de la magistrate et a quitté la salle de tribunal sans un mot. Les procureurs américains ont immédiatement indiqué leur intention de faire appel de cette décision, ce qui signifie qu’en attendant, Julian Assange reste en détention provisoire.

Les arguments de la défense

La juge avait auparavant listé un à un les arguments de la défense du fondateur de WikiLeaks qui dénonçait des poursuites judiciaires aux motivations politiques sous la houlette de l’administration du président américain Donald Trump. La magistrate dit n’avoir trouvé aucune preuve que les États-Unis cherchaient à punir le plus sévèrement possible le ressortissant australien. Elle a ajouté n’avoir aucun doute que Julian Assange bénéficierait d’un procès équitable. Vanessa Baraitser a également considéré l’effet négatif de l’extradition de Julian Assange sur sa partenaire et ses deux enfants conçus pendant qu’il était réfugié dans l’ambassade d’Équateur à Londres, mais elle a conclu tristement que ces effets ne seraient pas plus dévastateurs que n’importe quelle autre extradition.

Les États-Unis accusent l’Australien de 49 ans d’avoir conspiré avec Chelsea Manning, ancienne analyste militaire de l’armée américaine, en vue de divulguer à partir de 2010 plus de 700 000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan. Julian Assange encourt aux États-Unis une peine de 30 à 40 ans de prison, selon ses avocats. Les procureurs évoquent, eux, une peine maximale de 63 mois d’emprisonnement. L’Australien est détenu dans la prison de haute sécurité de Belmarsh après avoir été éjecté en 2019 de l’ambassade équatorienne où il est resté pendant sept ans et a conçu deux enfants avec l’une de ses avocates, Stella Morris.

Assange, espion ou symbole ?

Les avis restent partagés sur Julian Assange. Ses partisans le décrivent comme un champion de la liberté de la presse et d’expression que de nombreux États voudraient faire taire, tandis que ses détracteurs le voient non pas comme un journaliste, mais comme un militant qui a fait le choix en 2016 d’aider la campagne de Donald Trump avec le soutien de la Russie.

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