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«La dissolution de l’Onasa est une faute lourde du gouvernement Talon» : Simon-Narcisse Tomety

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Le Professeur Simon-Narcisse Tomety fait connaître sa position dans le débat au sujet de la suppression de l’Office National d’Appui à la Sécurité Alimentaire (ONASA) par le gouvernement de Patrice Talon en 2016. Ce débat est lui-même engendré par un autre, celui de la cherté de certains produits agricoles. Simon-Narcisse Tomety à travers son post sur les réseaux sociaux indique que l’Onasa aurait due être restructurée au lieu d’être supprimée. Nous vous proposons l’intégralité du texte.

Le débat sans fin sur l’ONASA au nom de la faim des populations

La dissolution de l’onasa est une erreur. Si l’onasa est mal géré et un gouffre financier, cette appréciation reste valable pour toutes les administrations béninoises. Doit-on privatiser ou faire disparaître l’administration publique?

Un pays d’eau qui n’est pas capable de constituer six mois de réserve alimentaire pour nourrir ses enfants, c’est une faute lourde.

La continuité de l’offre de services publics en alimentation est un droit basique pour ceux qui ont lu la théorie des besoins encore appelée la pyramide de Maslow..

Dommage pour le Bénin que les statistiques agricoles ne puissent être auditées. Si la production cotonnière est bonne et qu’on vienne nous dire que celles des vivriers surtout du maïs est mauvaise, il y a problème. Qu’est que le maïs sous coton est devenu au Bénin? Le faux débat du commerce transfrontalier des vivriers me fait honte. Pour avoir coordonné l’élaboration du livre blanc et de la politique nationale des frontières, on ne peut pas me manquer de respect en me disant que je suis un ignorant sur cette problématique.

J’ai pratiqué deux DG de l’Onasa dont monsieur Napporn puis monsieur Afanou. Ce sont des cadres honnêtes et patriotes qui avaient bien géré l’onasa en leur temps.

Réformer ce n’est pas que liquider. C’est aussi restructurer pour garantir la continuité de l’offre de services publics alimentaires durant les périodes de disettes.

On aurait pu restructurer au lieu de faire disparaître l’onasa. C’est une faute lourde du gouvernement surtout dans un contexte d’agriculture pluviale et de changements climatiques. C’est une imprudence.

Je suis contre cette mesure de disparition de l’onasa et j’assume ma position sans la moindre hypocrisie.

Simon-Narcisse Tomety

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