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Les Canaries, une “île prison” pour les migrants

Aux Canaries, l’afflux des migrants devient ingérable. Plus de 18.000 personnes, dont environ la moitié au cours des derniers mois, ont été recueillies en mer depuis le début de l’année avant d’être transféré vers les différentes îles de l’archipel. Et pourtant, les centres de prise en charge temporaire des étrangers sont débordés et la crise sanitaire n’arrange pas les choses. Des milliers de personnes sont contraintes de dormir au port d’Arguineguin dans des conditions exécrables.

Une situation qui devient ingérable et des milliers de migrants bloqués

D’après El País, l’intégrité physique des réfugiés serait remise en question. Une demande de “fermeture immédiate” du camp des réfugiés installé sur la jetée d’Arguineguín a été adressée au ministère de l’Intérieur. Le maire de la ville de Mogan dont dépend le port d’Arguineguín à Gran Canaria affirme qu’ils sont débordés et que la situation devient ingérable.

Des milliers de migrants s’entasseraient depuis des semaines et vivraient dans des conditions inhumaines dans le camp au port d’Arguineguin. Peu de douches, pas assez de couchages, peu d’ombre. La situation est dramatique pour InfoMigrants.

Ce camp avait été ouvert le 20 août dernier avec une capacité de 400 personnes pour 3800 mètres carrés. Au cours des différentes phases, ce camp a réussi à accueillir plus de 1500 personnes. Des camps temporaires avaient déjà été mis en place comme le camp de Barranco Seco (Las Palmas de Gran Canaria) mais cela n’a pas toujours été suffisant pour dégorger Arguineguín. Certains hôtels, vidés de leurs touristes suite aux conséquences de la crise sanitaire, ont hébergé et hébergent toujours des migrants.

Bien que la loi stipule qu’un migrant est supposé passer maximum 72 heures dans les bureaux de la police et qu’ensuite, il est libéré et accueilli dans un centre de rétention. Les migrants, dans ce cas-ci, peuvent passer plusieurs semaines à attendre au port puisque face à l’impossibilité des renvois, liée à la crise sanitaire et les frontières des pays d’origine fermés, les centres de rétention ont décidé de ne plus accepter de nouvelles personnes.

Toujours d’après la presse espagnole, les droits fondamentaux pourraient être violés et de nombreuses organisations, telles que Human Rights Watch, CEAR et Amnesty International, ont appelé à plusieurs reprises à sa fermeture en raison de la violation des droits humains des migrants.

Discorde au sujet de la crise migratoire espagnole

Le gouvernement espagnol ne parvient pas à s’entendre sur cette crise migratoire. Certains, comme José Luis Escrivá, le ministre de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations, souhaite le transfert vers le continent européen et d’autres comme le ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, rejette cette idée. En cause, la possibilité qu’un transit vers le continent pourrait susciter une arrivée encore plus massive des migrants aux Canaries. Ils pourraient espérer une “facilité”.

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