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Noël Chadaré : COSI-BENIN ELECTION PROFESSIONNELLE :

« La Cosi-Bénin ne plie pas l’échine »

Les dernières élections professionnelles au Bénin datent d’une quinzaine d’année. Elles devraient donc être réitérées en 2010 malheureusement ce ne fut pas le cas. Ne pas les avoir organisées n’est pas la faute des syndicats conclu Noël Chadaré. Cela est dû au manque de volonté politique, a-t-il indiqué.

Ces élections permettront de désigner le/les syndicats les plus représentatifs. Le gouvernement a revu à la hausse le taux qui était de 15% à 20%. Mais à quoi servent-elles, ces élections ? « Déterminer la représentativité des centrales et confédérations syndicales. Le pouvoir ne pourra pas parler avec tout le monde. Il faut 20% des suffrages exprimées pour être représentatifs », a clarifié Noël Chadaré sur une chaine de Télévision de la place. Et d’ajouter que la voie des élections permet de prévenir les critiques de favoritisme si on procédait par désignation. Par conséquent, les élections constituent le baromètre pour savoir qui est représentatif. Le corps électoral est constitué des agents du secteur public et de ceux du privé déclarés par le travailleur, même sans syndicat.

En ce moment de pré-campagne, c’est le branle-bas sur le terrain. Les centrales et confédérations Syndicales sont à l’assaut des électeurs. La Cosi-Bénin n’est pas du reste. Comment s’y prend-elle ? Actuellement, elle est présente dans tous les départements, effectue des prises de contact et explique les enjeux de ce scrutin. « Nous sensibilisons sans critiquer, sans porter atteinte aux autres ». Chadaré  rassure que la Cosi-Bénin à un bilan, un parcours qui milite en sa faveur. Actuellement, cette confédération est composée de 130 syndicats affiliés. Et en matière de défense des intérêts des travailleurs, elle a montré son dynamisme et son leadership. « La Cosi-Bénin fait du concret. A la Cosi-Bénin il y a la démocratie, une gouvernance appréciée, des actions visibles sur le terrain. Nous faisons du réalisme syndical. Le dialogue social qui nous caractérise intéresse », a vanté l’invité. De plus, a-t-il poursuivi, elle a posé des actes « pour montrer que nous sommes une confédération de développement ». Comme arguments de campagne, Noël Chadaré a évoqué les actions contre le chômage des jeunes : formation à l’embauche, rédaction d’un plan d’affaire, près de 700 jeunes accompagnés depuis 2016 pour trouver des stages dans des entreprises, ce qui a débouché sur un emploi pour certains, et enfin, le partenariat avec l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (Anpe).

A l’endroit de ceux qui auraient souhaité un syndicalisme radical, Noël Chadaré laisse entendre que « le syndicalisme n’est pas forcément une opposition frontale au gouvernement ». C’est pourquoi la Cosi-Bénin préfère tout ‘’deal’’ qui fait gagner quelque chose et non pour mettre les travailleurs en difficulté. Comme quoi, la Cosi-Bénin est « une confédération qui ne s’aplatit pas devant un gouvernement ni extrémiste ».

L’introduction par le gouvernement du vote électronique ne pose aucun problème. Il dit compter sur la sincérité de tous les acteurs impliqués pour la transparence du processus.

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