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Présidentielle au Tchad : l’opposant Saleh Kebzabo retire sa candidature

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Au Tchad, le candidat à la présidentielle Saleh Kebzabo a déclaré lundi qu’il retirait sa candidature, au lendemain d’une tentative d’arrestation d’un autre candidat de l’opposition. Pour justifier sa décision, Saleh Kebzabo a dénoncé “le climat d’insécurité qui entachera certainement la campagne électorale pour les candidats” de l’opposition au régime d’Idriss Déby Itno. 

Le principal opposant au Tchad, Saleh Kebzabo, a annoncé, lundi 1er mars, qu’il retirait sa candidature à la présidentielle du 11 avril, en accusant le président sortant Idriss Déby Itno, grand favori pour un 6e mandat, d’intimider ses concurrents par l’usage de la force.

Saleh Kebzabo, à quatre reprises candidat malheureux contre Idriss Déby, a annoncé sa décision au lendemain d’une tentative d’arrestation à N’Djamena d’un autre candidat déclaré, qui s’est soldée par la mort d’au moins deux personnes à son domicile.

Condamnant dans un communiqué “l’attaque militaire du domicile de M. Yaya Dillo Djerou”, le député de l’opposition dénonce “le climat d’insécurité qui entachera certainement la campagne électorale pour les candidats qui vont affronter celui du Mouvement patriotique du salut (MPS)”, le parti d’Idriss Déby Itno, qui dirige le Tchad d’une main de fer depuis plus de 30 ans.

Une élection qualifiée de “mascarade”

En conséquence, le parti de Saleh Kebzabo, l’Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR) “décide de se retirer purement et simplement du processus électoral pour ne pas avoir à servir de caution à la mascarade qui se prépare sur une grande échelle”, conclut le communiqué. 

Saleh Kebzabo, deuxième de la dernière présidentielle en 2016 avec 12,8 % des voix, avait annoncé le 12 février sa candidature pour le scrutin d’avril.

Idriss Déby Itno s’était emparé du pouvoir en 1990 après un coup d’État. Saleh Kebzabo, ancien journaliste, arrivé en troisième position à la présidentielle de 1996, s’était rallié au chef de l’État au second tour, avant d’entrer dans son gouvernement. Il y enchaînera les portefeuilles jusqu’à sa rupture avec le président en 1999, qu’il affrontera encore sans succès aux présidentielles de 2001, 2006 et 2016.

Avec AFP

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