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RDC: six civils tués par un groupe armé dans l’est

Six personnes, dont un enfant, ont été tuées mercredi par un groupe armé, dans la région troublée des Hauts plateaux, dans l’est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris jeudi de sources locales.

“Six personnes ont été tuées, et une fillette blessée parmi les déplacés du camp de Bijombo. Elles ont été surprises dans un champ non loin de leur camp par des miliciens de la coalition Ngumino-Twirwaneho conduite par le colonel déserteur Makanika”, a déclaré à l’AFP un porte-parole de l’armée dans la province du Sud-Kivu.

La région des Hauts Plateaux est le théâtre d’un conflit opposant des groupes armés constitués sur des bases communautaires, notamment des Congolais tutsi aux lointaines origines rwandaises, les Banyamulenge, et d’autres communautés (Bafuliro, Babembe, Banyiundu…).

Intégré dans l’armée congolaise en 2011, le colonel Michel Rukundo Makanika a quitté les rangs de l’armée régulière dans la province voisine du Nord-Kivu pour prendre la tête d’un groupe armé de milices Banyamulenge dans la région de Hauts plateaux de Minembwe.

L’attaque a eu lieu mercredi dans la localité de Bijombo, à quelques kilomètres d’un camp des déplacés.

Les six morts dont un enfant de 10 ans ont été enterrés mercredi soir “dans une fosse commune”, a indiqué à l’AFP Ombeni Kashongo, responsable d’une organisation locale. 

“La fillette de 12 ans, blessée, doit être évacuée vers un centre mieux équipé pour des soins appropriés”, a indiqué à l’AFP, Alexis Rukanyaga, infirmier titulaire du centre de santé de Bijombo.

Le conflit dans les Hauts Plateaux aurait déplacé plus de 110.000 personnes, d’après le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha).

Depuis fin septembre, ce conflit a pris une dimension politique avec la tentative d’octroyer définitivement à la localité de Minembwe le statut d’une commune à part entière, avec à sa tête un bourgmestre issu de la communauté Banyamulenge.

Cette décision, finalement annulée par le président Félix Tshisekedi, avait été dénoncée par des opposants qui y voyaient une atteinte à l’unité de la RDC. 

Chez de nombreux Congolais, la polémique a réveillé de douloureux souvenirs de la deuxième guerre du Congo (1998-2003), quand le Rwanda de Paul Kagame ou ses milices se battaient dans l’Est du pays.

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