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Réforme dans l’enseignement supérieur : Patrice Talon donne raison aux professeurs Moïse LALEYE et Mohamed RAHIMY et à leur livre.

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  • Depuis quelques jours, une polémique alimente la toile et fait davantage grincer les dents surtout dans le secteur de l’enseignement supérieur. C’est la polémique liée aux réformes qu’entrevoit effectuer le président Patrice Talon au lendemain de sa réélection au sommet de l’État. Le président sortant propose ce remède après un diagnostic peu élogieux du système universitaire. C’est exactement le même diagnostic qu’ont fait les deux enseignants-chercheurs, Moïse LALEYE et Mohamed RAHIMY à travers leur livre, «CAMES: La nébuleuse qui entrave l’essor du Bénin et de l’Afrique».

L’ouvrage date d’ avril 2018. Dès la publication, des exemplaires avaient d’ailleurs été officiellement déposés au Chef de l’État Patrice Talon. Dans cet essai, les deux enseignants dénonçaient déjà les travers du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES). L’ouvrage porte exprès un titre très provocateur: «CAMES: La nébuleuse qui entrave l’essor du Bénin et de l’Afrique ». Les deux enseignants ont montré comment cette organisation contribue à l’abêtissement de plusieurs de leurs collègues pourtant très intelligents et rompus à la tâche. Pour eux, cette institution qui devrait être un baromètre pour la qualité de l’enseignement supérieur en Afrique est devenue un réseau de corruption et de favoritisme où tout ou presque tout est à reprendre au risque de voir plusieurs pays appartenant au CAMES détruire la qualité de leur enseignement supérieur et donc former des étudiants à l’à peu près. Pour eux, la manière de passage de grade du maître-assistant au maître de conférence dans les universités publiques pose véritablement problème. Contrairement en France où juste après le doctorat, vous détenez le titre de maître assistant, dans l’espace du CAMES, vous passez d’abord des examens pour accéder à ces grades. Chose qui visiblement ne favorise pas une amélioration de la qualité de l’enseignement. Pire la manière de l’évaluation pose problème. Selon les auteurs de cet ouvrage, « les supers évaluateurs» exigent que les publications soient truffées de notes et de renvois à des auteurs lus ou non lus, connus ou inconnus pour remplir les pages des articles en lieu et place de réflexions propres aux auteurs ». Cette manière de faire doit visiblement être unique et donc doit participer à rendre paresseux les enseignants du supérieur qui ne font pas grand effort dans leurs recherches. Plusieurs autres travers du CAMES sont relevés et montrent à foison que cette institution est devenue tout sauf un lieu où il faut promouvoir la qualité des enseignants donc leur permettre de bien former des étudiants. Il urge alors que les États prennent leurs responsabilités afin d’améliorer la qualité de l’enseignement supérieur, suggéraient déjà les deux auteurs.
Le jour du lancement de sa campagne électorale au Palais des Congrès à Cotonou, le candidat président sortant, Patrice Talon disait devant plusieurs enseignants du supérieur et leurs étudiants que des réformes seraient opérées en vue de l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur. Il poursuivait en faisant répétant comme les deux auteurs que plusieurs enseignants du supérieur sont mal formés et qu’il faille rapidement y remédier.
Signalons que l’ouvrage «CAMES: La nébuleuse qui entrave l’essor du Bénin et de l’Afrique » est en vente dans les librairies au Bénin et ailleurs, notamment à la librairie Notre-Dame à Cotonou et à Parakou au prix de 10 mille francs CFA.

Moise LALEYE et Mohamed RAHIMY: les auteurs de l’ouvrage.

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