Bénin Société

Révision de la constitution : le CG/RBD-c.h renvoie dos-à-dos opposition et mouvance

  • février 29, 2024
  • 10 min read
Révision de la constitution : le CG/RBD-c.h renvoie dos-à-dos opposition et mouvance

La Coordination Générale de la Résistance Béninoise dans la Diaspora -canal historique (CG/RBD- c.h.) a rendu publique le 25 février 2024 une déclaration au sujet de la révision de la constitution. L’organisation fait savoir que la loi fondamentale puisque révisée en 2019, est plutôt désormais taillée sur mesure. Elle ne reflète plus l’émanation du peuple béninois et se battre contre sa révision comme Les Démocrates ne s’entend pas. Pour la CG/RBD-c.h, le peuple devrait se mobiliser pour obtenir une nouvelle constitution.

A PROPOS DE LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION DU BENIN ET DE LA MODIFICATION DU CODE ÉLECTORAL : LES CAMPS DE PATRICE TALON ET DE YAYI BONI DISTRAIENT ET MYSTIFIENT LE PEUPLE.1 – La situation politique actuelle au Bénin est marquée par une atmosphère de fin de règne. Les démocrates patriotes sincères et les révolutionnaires du pays appellent le peuple à se mobiliser pour mettre fin, sans délai, au système autocratique failli et qui fait honte au pays et la réunion des états généraux ou dialogue national ou assise nationale qui fait l’unanimité aujourd’hui dans la classe politique du pays. Face à cette volonté d’en finir du peuple, le pouvoir de la Rupture de Patrice Talon, aux abois, multiplie les manœuvres pour sauver son régime autocratique. L’opposition autorisée par Talon, présente maintenant au parlement, continue avec ses illusions électoralistes et accompagne ainsi l’autocrate dans un marché de dupes autour de la révision de la constitution et/ou de la modification du code électoralqui le sous-tend. Les rumeurs de coups d’état militaires se font entendre.2 – Le contexte : ambiance de fin de règne et manœuvres de Talon pour pérenniser le système autocratiqueComme il l’a reconnu publiquement lors de sa conférence de presse du 8 février 2024, le président Patrice Talon est « perdu et ne sait plus quoi faire »à la tête du Bénin. Le Professeur Philippe Noudjènoumè, premier secrétaire du PCB et président de l’Alliance pour la Patrie – APP,a raison de lui dire que lorsqu’un responsable politique en vient à un tel aveu, il ne lui reste plus « qu’à déposer le tablier et partir ». Le président Talon n’a plus confiance en personne, pas même en son présumé dauphin Olivier Boko. Il veut, par les temps qui courent, s’entourermaintenant de Ministres Conseillersparmi ses plus proches collaborateurs et laudateurs pour mieux contrôlerles activités de ses ministresen titre, les activités politiques dans le pays etse lancer dans une vaste campagne de propagande électoraliste pour 2026. L’armée béninoise lui inspire les plus grande.

craintes. Alors il taille dans les effectifs militaires en en renvoyant un millier dont 305 officiers et sous-officiers mis à la retraite d’office. Réduire l’armée nationale pour mieux livrer le pays aux bases militaires étrangères, au nom de la sécurité nationale et recourir à des milices étrangères pour sa protection personnelle, voilà l’objectif recherché. Quelle calamité pour le Bénin !À cela s’ajoute le jeu favori du président Talon, la manipulation des grands électeurs à sa solde. Se faisant passer pour un agneau, il laisse aujourd’hui ses pions jouer les rôles de façade, les plus puants. Après avoir rencontré tous les acteurs de son cercle politique, déterminé les rôles respectifs et distribué les cartes, il se déclare ouvert à leurs conseils et propositions qu’il accepterait sans s’y opposer. Il ne serait plus ainsi officiellement le maître du jeu. Le député Assan SEIBOU, qui a finalement l’appui des deux partis jumeaux du président, le BR et l’UPR, fait une propositionde révision de la constitution de 2019, déjà taillée à la mesure du président Talon. Une initiative dont ce dernier n’est ni l’auteur, ni demandeur, dit-il.Il veut garder SA constitution inchangée, celle à la base de la liquidation de tous les acquis démocratiques du pays. Pendant ce temps, Yayi Boni et son parti «Les Démocrates» – LD, se déchirent les chemises pour la modification du code électoral sous la constitution de Talon et qui, selon eux, seraitla clef magique pour battre l’autocrate dans les urnes en 2026 en cas de 3ième mandat, déguisé ou non, de ce dernier.ILLUSIONS DE TOUJOURS !3 – Les débats autour de la révision de la constitution 2019 vomie et décriée dès sa naissance et les batailles pour la modification du code électoral qui la sous-tend apparaissent comme un marché de dupes entre les camps Talon et Yayi.Le débat autour de la révision de la constitution et le théâtre de la modification du code électoral sans modification de la constitution autocratique de 2019 relèventtous des manœuvres de Talon pour occuper l’opposition factice et détourner l’attention du peuple des vrais enjeux de l’heure.En effet, une constitution, c’est un ensemble de règles qui organisent et gouvernent le vivre ensemble dans une société. Elle porte la marque des rapports de force au sein des différentes couches de cette société au moment de son adoption. La constitution de 2019, connue de tous, en est une illustration patentede non-consensus de tous les acteurs politiques du pays et qui consacrait la nouvelle autocratie au Bénin.La constitution n’est pas immuable et peut donc être révisée voire abrogée et remplacée par une autre. Le tout est de savoir les motivations profondes de celui qui entreprend de réviser ou de proposer une constitution pour déterminer la position à adopter en connaissance de cause et avec esprit de responsabilité. Dans le cas d’espèce, il ne fait aucun doute que le débat autour de la révision ou non de cette constitution et/ou de la loi électorale qui la sous-tendparticipentauxmanœuvres de Talon pour sauver son régime autocratique. Rappelons que Patrice Talon a déjà révisé la constitution de 1990 en 2019 pour en faire la base juridique de son pouvoir personnel. Tous les progressistes du pays conviennent que cette constitution de 2019, dénoncée et combattue par tousn’est pas à maintenir. Elle est à abroger pour rétablir un Etat de droit au Bénin. Si la question de réviser ou non de la constitution se pose dans ces conditions, tout honnête homme et femme devraient réfléchir sérieusement aux implications de l’attitude à adopter. En effet, soutenir le projet de révision, c’est aller dans le sens de Talon de corser davantage et surtout d’ajuster sa constitution de 2019 en vigueur.Mais, exiger son maintien, la base de l’autocratie actuelle,est une hérésie politique.Ainsi, sillonner le pays et faire campagne sur le mot d’ordre «Non à la révision de la constitution de 2019 de Talon» comme Yayi Boni et Eric Houndété avec leur parti « Les Démocrates » le font, c’est valider la constitution autocratique de 2019 et ses lois scélérates qui ont servi à liquider les libertés et l’Etat de droit au Bénin. C’est sanctifier ce qui a servi de couverture à Talon pour commettre tous les crimes et autres turpitudes contre notre peuple. Et cela, sans jamais évoquer l’arrêt rendu le 4 décembre 2020 par la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) qui dénonce, pas moins de neuf violations des droits humains au Bénin et ordonne l’annulation de plusieurs réformes constitutionnelles de la Rupture. Une décision judiciaire que le président Talon, ferme dans l’application des décisions de justice condamnant ses opposants politiques et prompt à appliquer les sanctions de la CEDEAO contre le Niger, refuse toujours d’appliquer.Tout se passe comme si Yayi Boni et son parti se satisfont du système autocratique et se livrent à un marché de dupes avec le camp de la Rupture.Par son attitude, le parti « Les Démocrates » apparait comme une force politique manipulée par Talon. Partisan indécrottable des illusions électoralistes,en dépit du fait que Talon a apporté par quatre fois la preuve que sous son régime, les élections sont truquées pour proclamer des résultats toujours favorables à lui et à son camp, ce parti, qui se réclame de l’opposition, se met dans une posture d’accompagnateur de l’autocratie. Etcen’est pas les batailles de don Quichotte pour obtenir la modification du code électoral dans le cadre de cette constitution modifiée ou non qui va y changer quelque chose. Au contraire.C’est du leurre. Du bluff.Aujourd’hui, sur l’échiquier politique national du Bénin, tous les démocrates et patriotes, les organisations de la société civile qui expriment clairement leur désapprobation et leur désaccord avec le théâtre puant en cours et qui appellent àla libération de tous les détenus politiques, le retour sans condition des exilés politiques et la réunion des états généraux, les forces politiques de gauche, notamment le Parti Communiste du Bénin (PCB) et l’Alliance Pour la Patrie (APP), seulement eux, ont une position conséquente en appelant le peuple et les patriotes à se mobiliser pour abattre l’autocratie, sortir du système failli et de honte et pour la réunion des états généraux.4 – L’enjeu de l’heureDans une lettre ouverte au Président Talon que nous avons co-signée avec deux autres organisations démocratiques de la diaspora béninoise (CCDB et RDBS), nous affirmions que «la gouvernance de Talon déshonore le Bénin et fait honte aux béninois en général, à ceux de la diaspora particulièrement». Les derniers événements de cette gouvernance confortent cette affirmation. Patrice Talon et le système qu’il a mis en place constituent un grand danger pour notre pays le Bénin. C’est un désastre. Une Honte. Une Calamité.Réviser ou pas la constitution actuelle ou modifier le code électoral, c’est demeurer dans le système autocratique en place. La seule voie de salut passe par le renversement de l’autocratie, l’abrogation de l’actuelle constitution et la réunion des Etats généraux pour écrire une nouvelle constitution qui rétablisse l’Etat de droit au Bénin. C’est pourquoi, la CG-ch/RBD appelle tous les démocrates et patriotes béninois, ceux de la diaspora notamment à se départir des illusions électoralistes et à conjuguer leurs efforts avec ceux de l’intérieur pour abattre l’autocratie et sauver la patrie en danger.

Paris, le 25 février 2024

La Coordination Générale de la Résistance Béninoise dans la Diaspora – canal historique(CG-c.h./RBD)

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Samuel HOUNDJO

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