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France: manifestation après le placement en rétention d’un jeune Malien

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Plusieurs centaines de personnes ont manifesté mercredi après-midi au Puy-en-Velay, dans le centre-sud de la France, pour soutenir un jeune Malien placé en centre de rétention et menacé d’expulsion, en présence de sa famille d’accueil venue crier sa “colère”.

Collègues, élèves, amis du couple d’enseignants qui héberge le jeune homme se sont réunis devant la préfecture puis ont défilé dans les rues de la ville aux cris de “libérez Madama” et derrière une banderole sur laquelle était écrit “Il vit ici, il reste ici”.

Mardi, Madama Diawara, un Malien de 19 ans vivant dans la région depuis deux ans, avait été placé en garde à vue pour “usage de faux documents” après une convocation par la police de l’air et des frontières, puis conduit dans un centre de rétention administrative à Lyon.

“Je n’ai pas trouvé de mot dans le dictionnaire qui pouvait traduire ma colère et ma rage!”, a lancé Eric Durupt, père d’accueil du jeune Malien, qui avait observé une grève de la faim début février pour obtenir sa régularisation.

“Nous avons vécu l’une des pires journées de notre vie hier (mardi). La dernière fois que nous avons vu Madama, il était dans une cellule!”, a-t-il raconté, des sanglots dans la voix, dénonçant un “acharnement” et une “violence administrative inouïe”.

Accueilli en décembre 2018 par le couple français après avoir traversé la Méditerranée puis les Alpes, le jeune homme avait été scolarisé puis avait effectué un premier stage chez un couple d’éleveurs qui lui avait proposé un contrat d’apprentissage.

Mais la préfecture refusait de lui délivrer un titre de séjour, mettant en doute l’authenticité de son acte de naissance. Le 25 février, un nouvel acte de naissance a été fourni à la préfecture qui s’était engagée à ce qu’il soit expertisé rapidement.

“Madama est notre grand enfant, pas celui de notre chair mais celui de notre coeur, et nous ne l’abandonnerons pas”, a-t-elle assuré, émue, face aux manifestants.

L’avocate du jeune homme, qui a reçu une obligation de quitter le territoire, a 48 heures pour faire appel de cette décision auprès du juge, a précisé le couple.

La situation de Madama Diawara avait soulevé une vague de soutien localement et une pétition lancée par le couple a recueilli près de 36.000 signatures.

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